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La Réserve de Vie Sauvage® Jane Goodall – Trégor, un laboratoire à ciel ouvert de la libre évolution  

Pour mieux comprendre les effets de la libre évolution sur la biodiversité des milieux forestiers, notamment le bois mort, l’ASPAS a choisi de mettre en place un protocole de suivi dendrométrique des réserves forestières (PSDRF). 

Accepter de se mettre en retrait pour laisser la nature se débrouiller toute seule : telle est la philosophie de l’ASPAS appliquée depuis près de 15 ans désormais à ses Réserves de Vie Sauvage®, ces îlots de nature strictement protégés dans lesquelles seule la promenade contemplative est tolérée, sur des chemins balisés. Mais l’ASPAS ne s’interdit pas d’y mener des suivis scientifiques légers – sans impact sur la faune et la flore – pour mesurer, dans la durée, les effets de la libre évolution dans un contexte de réchauffement climatique et d’appauvrissement de la biodiversité à l’échelle globale, causés par les activités humaines.  

Grâce aux données fournies par la technologie Lidar, nous savions déjà que, parmi toutes les Réserves de Vie Sauvage® de l’ASPAS, celle du Trégor possédait la plus grande capacité de séquestration du CO2. Aujourd’hui, pour mieux comprendre les effets de la libre évolution sur la biodiversité des milieux forestiers, l’ASPAS a choisi de mettre en place un protocole de suivi dendrométrique des réserves forestières (PSDRF), un système d’étude particulièrement adapté au bois mort, à l’instar de ceux mis en place par l’ONF dans les réserves biologiques intégrales (RBI), elles aussi laissées en libre évolution.  

Concrètement, 40 placettes d’une taille de 20m2 chacune ont été définies, pour étudier la forêt sous tous ses aspects (arbres vivants, arbres morts, qualité sol, inventaires faune & flore, etc.). Avec des relevés effectués tous les 10-15 ans, ce PSDRF permettra d’avoir une connaissance détaillée des différents espaces forestiers de la RVS (bois vivant, bois mort, bois au sol) et d’en suivre l’évolution au fil des années. Le bénéfice d’une « gestion » en libre évolution pourra ainsi être scientifiquement reconnu et quantifiable.  

En parallèle à ce protocole forestier, l’ASPAS continue d’effectuer chaque année le suivi temporel des oiseaux communs (STOC) au sein de la Réserve. Cette année, pour la plus grande joie de nos bénévoles qui y participent, deux couples de pics mars ont notamment été observés – des oiseaux qui ont justement besoin de vieux arbres pour se développer !