La pérennité est le maître mot de nos actions ! Porter des projets qui ont un réel impact positif sur la nature au cours des décennies qui arrivent est la vision idéaliste mais absolument réaliste de l’ASPAS. L’objectif étant de réussir à retrouver des milieux totalement naturels, non impactés par l’intervention humaine.

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d’espèces animales et végétales sont en danger d’extinction
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des espèces terrestres (sur 5,9 millions) n’ont plus un habitat naturel permettant leur survie à long terme
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des vertébrés, invertébrés et plantes étudiées sont en danger d’extinction
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des batraciens, au minimum, sont menacés
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espèces d’animaux vertébrés ont disparu depuis le XVIe siècle
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des environnements terrestres sont « sévèrement altérés » par les activités humaines
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des milieux humides connus en 1700 ont disparu en 1980

Pourquoi faire des Réserves de Vie Sauvage® ?

Les chiffres alarmants issus du dernier rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) parlent d’eux-mêmes. Pour voir le rapport, cliquer ici.

Nous faisons ainsi face à la 6ème extinction de masse des espèces mais la réaction de l’Etat pour enrayer ce drame n’est pas à la hauteur des enjeux de cette crise. Il existe des espaces protégés en France (parcs nationaux, réserves naturelles, etc.), mais les chartes et règlements qui les régissent prévoient d’assurer la mise en valeur et la pérennisation des activités humaines avant de mettre en œuvre une véritable protection de la nature sauvage. Il est ainsi possible de chasser dans 70% des Réserves Naturelles Nationales et dans certains parcs nationaux comme ceux des Cévennes et des Calanques. De même, l’exploitation forestière peut se pratiquer dans tout ou partie de ces espaces dits « protégés ». L’urgence est donc de préserver des espaces de nature libre, où la vie sauvage se développe à l’abri de toute destruction et de toute exploitation.

Quel est notre objectif ?

Avec les Réserves de Vie Sauvage®, l’idée est de reconstituer des foyers de libre évolution profitant à l’ensemble de la communauté du vivant, dont fait partie intégrante l’espèce humaine.

La préservation des écosystèmes et des dynamiques qui leur sont propres conditionne la vie des individus sur terre. Nous dépendons d’elle tout comme elle dépend de nous, par nos actions et interactions.

En créant des Réserves de Vie Sauvage®, l’ASPAS souhaite notamment protéger les écosystèmes naturels sur le long terme et permettre le développement des forêts anciennes de demain.

La pérennisation d’un milieu naturel sans dégradation est la méthode qui, à l’heure actuelle, est la plus efficace pour conserver la faune et la flore française.

« Il ne s’agit pas de mettre « la nature sous cloche », la fonction est inverse : il s’agit de créer une fontaine de vie sauvage protégée pour qu’elle puisse ruisseler d’une vie vigoureuse tout autour, dans les territoires exploités. Car tous les vivants non-humains peuvent en sortir : pollens des arbres, graines dans le jabot des oiseaux, chevreuils, abeilles sauvages qui assurent la pollinisation du maraîchage, oiseaux des campagnes qui ailleurs dépérissent. Tous ces vivants peuvent ici prospérer, pour aller repeupler alentour le monde abîmé, lui restituer une biodiversité plus complète, plus résiliente, plus riche. C’est donc un bénéfice partagé, offert et imprenable, qui est produit par la réserve. Un bien commun, commun aux humains et aux autres vivants, surtout en cette période de crise grave de la biodiversité. » – Extrait de la tribune « Si la propriété privée permet d’exploiter, pourquoi ne permettrait-elle pas de protéger ? » publiée dans Le Monde par Baptiste Morizot, le 19/07/2019.

La place de l’humain et de l’agriculture dans ce projet